Courte tentative d’oraison funèbre humoristique pour décrire le personnage.
« C’est en cette chaude journée ensoleillée de fin août, qui contraste avec la douleur de la perte et du chagrin qui nous étreints tous, que nous venons faire nos adieux a un grand homme. Est t’un nécessaire de rappeler ici les circonstances dramatiques qui président cette perte si douloureuse? Faut t’il revenir sur le dernier «shooting» en pleine nature de Corentin et sur cette brusque rencontre avec ce vaillant sanglier qui après l’avoir renversé, l’a piétiné jusqu’à la mort. Le sanglier, symbole de la province du Luxembourg, dont il provenait, appartenance qu’il revendiquait haut et fort sans une once de gène. Ce décès nous fait perdre un jeune homme dans la fleur de l’âge. Cet oeil, pétillant qui rigole en vous regardant, toujours à la recherche de «l’instant décisif» tant expliquer par Henri Cartier-Bresson, cet instant décisif qu’il transgressait de tant à autre pour pousser ça recherche photographique vers une pointe d’humour noir sarcastique qu’il faisait transparaître dans ses clichés. Sac au dos et avec son Nikon toujours à porté de main, il a visité les contrés les plus insolites d’où il nous a rapporté des clichés pleins de contraste et de profondeur, des images qui nous prennent aux tripes, soit par leur dureté, leur pureté ou au contraire par leur touche d’humour, toute personnel. Une sorte de critique de ce qu’il voit au travers de son objectif. »
Champion L. (Merci a toi l’ami de toujours)